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    Console du « Palais des Thermes » à Paris (1)
    27 octobre 2016 | par Francis Leveque | réf. : fr.1560.2016
    1ère moitié du IIe siècle ap. J.-C. | [fr] sculpture
    Paris (Lutecia), Gaule ( France )

    Ce bateau de guerre est représenté avec une proue ronde et son bastingage au dessus duquel dépassent de nombreuses armes sur le pont et des animaux marins. Part-il en guerre ?

     

    Les thermes de Cluny à Paris constituent le plus grand monument gallo-romain conservé au nord de la Loire, bien que partiellement ruiné. Ils ont sans doute été construits dans la première moitié du IIe siècle. L’étude de Paul-Marie Duval a permis d’identifier une représentation de navire sur chacune des 8 consoles qui supportent encore les voutes antiques de la salle centrale.

    console du « Palais des Thermes », à Paris, IIe-IIIe s. ap. J.-C.

    Cette console en forme de navire est la est la mieux conservée des 8 exemplaires. Un moulage se trouve au Musée des Antiquités Nationales à Saint-Germain-en- Laye.

    dimensions :
    - face : 1,18 m de large sur 0,92 m de haut
    - longueur en queue 1,87 m, sculptée sur 1,12 m
    - Le relief de la proue fait une saillie de 0m,50 sur le mur

    La face a la forme d’une proue ventrue décorée de deux tritons, un sur chaque flanc. Au sommet de la proue, dans un évidement rectangulaire de la pierre, un petit trou carré profond de 2 cm est destiné au scellement d’un objet de métal qui devait descendre au-dessous de ce trou, la pierre étant aplatie et noircie en cet endroit suivant une ligne verticale. A gauche et à droite de la coque se voient deux minces rames obliques en relief.

    Sur le côté droit figurent la préceinte et le bastingage à quatre croisillons avec, au-dessous, quatre rames inclinées vers l’arrière, figurées par des incisions rectilignes et, au-dessus du bastingage, des armes : deux paquets ficelés de lances ou de javelots inclinés vers l’arrière, deux objets lisses et allongés (boucliers ? jambières ?) également inclinés vers l’arrière, dont le second se termine vers le haut par deux anneaux, un bouclier rond vu de face, un casque vide vu de face avec son panache.

    Les tritons de la face « tiennent, l’un de la main droite, l’autre de la main gauche, une rame dont le manche repose sur la saignée du coude ; l’un de la main gauche, l’autre de la main droite, une longue trompe dont ils soufflent. » (J.M. Duval)
    Entre les rames et la coque, on devine le profil de deux poissons en faible relief.
    Par contre, sur la face, un gros poisson est représenté en relief nageant à côté du navire et dans le sens de sa marche, la queue remontant en volutes pour s’épanouir à hauteur de la préceinte et du bastingage

    L. Basch a repéré des épaves et des modèles de bateaux dont la carène présente un profil anguleux. Cette console du « Palais des Thermes », à Paris, fait partie des exemples qu’il cite, tout comme le socle de la victoire de Samothrace.
    Ce type de carène a donc existé très tôt en parallèle des carènes à fond plat. L. Basch fait remarquer que cette forme anguleuse ne facilitait pas l’échouage qui semble être le procédé le plus courant pour aborder une côte ou un port. Mais « les formes courbes ou anguleuses étaient plus marines que celles de chalands à fonds plats » (L. Basch).

     
                           


    Bibliographie :


    P.M. Duval, Proues de navires de Paris, in Gallia , vol. 5 , 1947, p. 127-132, fig. 5-10
    L. Basch, Trois modèles de navire en marbre au Musée de Sparte , in L Antiquité classique, vol. 38-2 , 1969, p. 443-444, fig. 5 C
     
     
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