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Aphrodite Salvatrice embarquée sur une peinture de Pompei
réf. : fr.1847.2019 | 1er janvier 2019 | par Francis Leveque
peinture | 1ère moitié du Ier siècle ap. J.-C.
Pompei, Campanie ( Italie )
 

La fresque provient de la paroi extérieure d’une modeste maison de Pompéi (ma source ne précise pas laquelle). Le tableau représente un navire oneraria en navigation. Il est exposé à l’Antiquarium de Boscoreale, près de Pompéi.

On reconnait la forme ronde des bateaux de commerce. Ce type de bateau est souvent associé au transport pour accompagner une flotte. La poupe arrondie se termine par un col de cygne et une structure rectangulaire qui représente le parapet d’un gaillard. La proue convexe également, sans taillemer, se termine à son sommet par une projection robuste.

Au centre, le mat est peint de parties noires et blanches alternées. Sur la vergue, une voile carrée prend le vent d’une manière originale qui n’a de sens que pour une oeuvre artistique : le haut de la voile n’est pas orienté comme le bas de celle-ci, ce qui donne une impression de contorsion ou de caprice des vents.
En accentuant les contraste on distingue deux étais fixés au mat, juste au dessus de la vergue ; l’un se dirige vers l’avant, l’autre vers l’arrière. Au dessus de ce point sur le mat, il semble qu’on aperçoive une vigie. Du dessus de celle-ci on repère une forme triangulaire dont les autres angles atteignent les extrémités de la vergue ; le traitement (notamment la couleur) ressemble à la voile principale et peut faire penser à une voile triangulaire comme on en voit parfois mais on ne peut exclure qu’il s’agisse de balancines. Le mat se termine par un fanion.

A l’avant, une autre petite voile est visible au sommet d’un petit mat représenté quasiment vertical pour qu’il entre dans les limites de la peinture.

L’intérieur du bateau est occupé no par un équipage mais par un ensemble de petits personnages rappelant des silhouette de sculptures - sans doute peu d’hommes. Le navire est dirigé par une figure féminine de taille beaucoup plus grande que les autres. Elle est assise à l’arrière, elle tient un sceptre du bras gauche et, de la main droite, le levier du gouvernail qui conduit le vaisseau. Elle est identifiée à Aphrodite, mentionnée dans une inscription, aujourd’hui presque illisible : « Aphrodeite Sozousa » = Aphrodite salvatrice.

 
        

Bibliographie :

 
 
© 2008-2014 Francis LEVEQUE - |