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Rome Impériale
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Transport d’éléphant de la Villa del Casale
réf. : fr.1751.2008 | 19 novembre 2018 | par Francis Leveque
mosaïque | IIIe siècle ap. J.-C.
Sicile ( Italie )
 

La mosaïque provient de la Villa du Casale située près de la ville de Piazza Armerina, au sud de la Sicile. La construction de cette villa a débuté à la fin du IIIe siècle ap. J.-C. Elle compte une trentaine de pièces décorées de 3500 m² de mosaïques. Parmi ses décors figurent les célèbres femmes en bikini. D’autres mosaïques montrent des navires de transports d’animaux et d’autres scènes de pêche, notamment dans l’atrium semi-circulaire. Ce thème est très présent dans la villa. La plupart des mosaïques dateraient du milieu du IVe s.

Ce bateau est l’un des trois qui est représenté en grande taille dans le long corridor de 66m de long. La mosaïque au sol représente une "Grande chasse" où les hommes capturent les animaux pour les vendre sans doute à Rome.

Sur ce navire imposant des hommes font monter à bord des animaux sauvages, et notamment un éléphant, à destination de Rome. Il les tirent à bord pour qu’ils montent à pied par une passerelle. Il semblent que ces hommes utilisent indifféremment la passerelle de l’avant et celle de l’arrière. Ces hommes ne semblen tprendre aucune protection pour eux-même.

Le navire de transport

Parmi les 3 bateaux de la "grande Chasse" celui-ci n’est pas le plus soigné. Sa silhouette est proche de celle qu’on retrouve sur les autres mosaïque. Seul le grand navire de transport d’animaux sauvages a été mieux traités.

C’est le profil des bateaux de guerre, longs et dotés de nombreux rames des deux bords. Ce type de bateau est conçu pour la rapidité du transport, ce qui se conçoit pour la prise en charge de tels animaux.

L’étrave est arrondie exagérément jusqu’à former un demi-cercle. En dessous, on aperçoit la pointe de l’éperon dont l’essentiel doit se trouver sous le niveau de la mer. Le sommet de du faux-stolos est masqué pas la passerelle un l’homme qui tire le tigre.

La poupe est comme sur les autres navires arrondie et se terminant par un aplustre composé d’un bouton et de trois banderoles. Le tout donne un aspect léger qui contraste avec l’aspect massif et résistant de la proue.

Le bordé est traité de façon originale. Les sabords de nages ressemblent à des cônes quadrangulaires qui dépassent du bordé. Les rames ne sont pas figurées.
Remarquons également l’absence de gouvernail.

Le mat est maintenu par un étais vers l’avant et une étrange échelle (de corde ?) vers l’arrière. Il porte une vergue horizontale au sommet, sur laquelle la voile est repliée. Cette vergue est maintenue au sommet du mat par 4 balancines de chaque côté. A ses extrémités, deux cordes relient la vergue au pont ; ce sont normalement des bras. A l’avant, un homme tire sur l’un de ces bras. Cette manœuvre est difficile à interpréter puisqu’il se situe juste devant la passerelle où un autre homme est très occupé avec un tigre.
un petit défaut au sommet du mat semble quand même montrer la présence d’un petit drapeau.

Une autre mosaïque montre des scènes de pêche dans laquelle les bateaux sont représentés de façon similaire, tout comme les bateaux de l’atrium semi-circulaires.

 
              

Bibliographie :

  • B. Pace, I mosaici di Piazza Armerina, G. Casini, Rome , 1955, 119 p. : illus.
  • A. Carandini, A. Ricci, M. De Vos, Filosofiana. La Villa del Casale di Piazza Armerina. Immagine di un aristocratico romano al tempo di Costantino, S.F. Faccovio, Palerme , 1982, 414 p. : ill.
  • R. J. A. Wilson, Piazza Armerina, Granada Verlag, Londres , 1983, 124 p. : ill.
  • P. C. Baum-vom Felde, Die geometrischen Mosaiken der Villa bei Piazza Armerina, Amburgo , 2003
  • B. Steger, Recherches sur l’iconographie des mosaïques de Piazza Armernai (thèse), Atelier national de reproduction des thèses, Lille , 2006
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