Haut Empire Romain   :|:   Document

Stèle funéraire de Fréjus
31 mai 2016 | par Francis Leveque | réf. : fr.1457.2016
1ère moitié du Ier siècle av. J.-C. | [fr] stèle
Fréjus (Forum Julii), Gaule ( France )

Le profil de ce navire n’est pas celui d’un bâtiment de guerre romain mais peut être un témoin d’une tradition locale survivante dans la flotte de Fréjus.

 

Stèle funéraire en grès découverte en 1873 dans la chapelle Saint-Laurent, à Gassin (territoire de la cité de Fréjus). La pierre est brisée en haut et à gauche. Le champ épigraphique en haut est donc incomplet et la représentation du navire est incomplète à gauche. La stèle date de l’époque julio-claudienne ou flavienne, Ier s. ap. J.-C.

Dimensions :
- hauteur : 134 cm
- largeur : 68,5 cm

L’inscription est développée et commentée dans ILN Fréjus, n°130.

Le navire de guerre est représenté vers la droite. on y voit la proue et la coque avec ses rames. La poupe était représentée sur la partie brisée de la stèle.

Les rames sont orientées de biais vers l’arrière. Leur sommet est aligné sous une ligne horizontale parcourant toute la longueur du navire, sans doute une préceinte haute. On ne peut dire s’il s’agit d’un navire à un seul rang de rames ou si les sabords de nages sont masqués par une structure saillante comme une caisse de rames (dont le volume n’est pas figuré) , un apostis ou un pont de combat.

L’étrave est de forme creuse ou concave. Elle se termine en bas par un éperon en forme de pointe qui semble fixé à l’extrémité d’une ligne horizontale, sans doute une préceinte basse de renfort. A mi-hauteur une longue poutre oblique prend appuis sur la préceinte basse à hauteur de l’éperon et émerge de l’étrave pour servir de proembolon ? Le « rectangle » formé par ce trait oblique et celui du dessus, et les traits verticaux devant les rames, pourrait bien représenter la face de la caisse de rames. Le sommet de l’étrave ne se termine pas par un stolos haut mais par une petite volute.

Ce navire n’est manifestement pas une galère imposante de la tradition romaine (absence de stolos, éperon en pointe). Elle représente peut être un navire plus ancien qui fut conservé dans la flotte de Fréjus tant que son état en a permis l’usage.

 
     


Bibliographie :


J. GASCOU, M. JANON, Inscriptions latines de Narbonnaise. Fréjus (ILN Fréjus), in Gallia, vol. suppl. 44, Fréjus , 1985, n° 130
J.-P. Brun, M. Borreani, Carte archéologique de la Gaule : le Var (CAG (Le Var)), in Carte archéologique de la Gaule, vol. 83/1-83/2, Le Var, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres , Paris , 1999, p. 429, n° 65, fig. 431
 
 
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