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[Wikipedia] Taq-e Bostan [en]
[Wikipedia] Taq-e Bostan [fr]

Roi Sassanide à la chasse aux sangliers
13 février 2009 | par Francis Leveque | réf. : fr.392.2009
Fin du Ve siècle ap. J.-C. | [fr] sculpture
Perse ( Iran )
 

Le site sassanide de Taq-e Bostan en Iran (IVe et VIe siècles) composé de deux grottes sculptées (taq en persan) et un bas-relief, à côté d’une source, est situé au pied d’une montagne de la chaîne du Zagros à la sortie de Kermanshah.

La grand panneau occupant le mur gauche de la grotte principale est peut-être le plus saisissant bas-relief sassanide encore visible aujourd’hui : la chasse aux sangliers d’un roi non identifé.

Selon un procédé narratif traditionnel remontant à la plus haute antiquité du Moyen-Orient la scène figurée dans un lieu unique décrit en fait trois moments successifs. Le lieu est un enclos pour la chasse royale : les quatre côtés sont délimités par des barrières de branchages noués, de piquets et de corde. Il s’agit soit du paradeisos lui-même, soit d’une arène temporaire montée pour l’occasion. Le terrain est un marais envahi de roseaux, avec un lac en son milieu.

La scène se lit de gauche à droite : des rabatteurs juchés sur des éléphants dirigent une harde de sangliers vers le lac, où les attend le roi sur sa barque, représenté sans sa couronne de cérémonie ce qui rend son identification difficile. Il est bien plus grand que tous les autres personnages.

Tout autour d’autres barques sont chargées de musiciens et de chanteurs. La cour n’est pas présente, ni l’armée, et il n’y a pas de représentation religieuse clairement visible : il s’agit uniquement d’une représentation du roi-chasseur.

Chaque élément du panneau montre un grand souci de détail, tout est finement représenté : les harnachements des éléphants, les cordes des instruments de musique, les têtes des sangliers, les brodures de la tunique du roi...

On reste cependant un peu sur notre faim lorsqu’on se penche sur les embarcations. Le bordé s’élève très haut et donne un aspect massif. La prou et la poupe ne se distingue guerre : à chaque extrémité un marin manipule une longue rame. Comme il n’y a ni voile ni rames ni pagaie, cette longue rame semble le seul moyen de propulsion de l’embarcation.

 
           


Bibliographie :


Touvorets A., L’art rupestre sassanide, triomphe des rois et des dieux, in Archéologia, vol. 463, Editions Faton, Dijon , 2009, p. 48-57
 
 
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