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Proue d’un modèle phénicien de Sidon
réf. : | 6 mars 2019 | par Francis Leveque
modèle | 2e quart du Ier millénaire av. J.-C.
Sidon, Phénicie ( Liban )
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Cet objet a été découvert, d’après son inventeur Badran Ghosn, à Sidon en 2011. Mais il n’en précise pas la provenance exacte. En dehors de tout contexte archéologique il est difficile de dater l’objet. Peut-être peut-on l’estimer du VIIe ou VIe siècle av. J.-C., période correspondant à d’autres objets exposés par la même personne.

Ce magnifique objet aurait mérité d’être montré en entier. La photographie présentée ne permet pas de constater l’ensemble de l’objet. Son auteur a centré sur la proue seulement. Il n’a pas non plus indiqué le matériau utilisé.

Dimensions :
- longueur : 31 cm

La proue du navire se compose de deux éléments liés directement, l’étrave est absente (sauf si on l’assimile au cou du cheval).
Le bas de la proue présente 2 pointes qui ne sont pas anodines. Celle du bas se situe dans le prolongement de la quille, il s’agit d’un éperon. Juste au-dessus une seconde pointe plus grande seraient facilement identifiée comme un éperon s’il n’y avait pas l’autre en dessous. Il peut s’agir d’un proembolon exagéré, de la trace d’un éperon à deux pointes inconnu par ailleurs, ou d’une transformation artistique pour représentant les deux pattes antérieur du cheval.
Le sommet de l’étrave est décoré d’une tête de cheval comme sur d’autres documents phéniciens. Le « stolos » (terme grec) est ici remplacé par cette figure animale qui montre de la puissance et de la vélocité. L’oreille évidée a peut-être servi à suspendre l’objet.

La décoration de la proue et du bordé est également intéressante. On y repère des cercles alignés horizontalement. Deux trous sont percés dans cet alignement. Ils sont accompagnés de 6 traits verticaux au dessous-de chacun d’eux. Ces trous ont sans doute une raison d’être liée à l’usage de l’objet. Mais l’alignement des cercles représente la ligne de sabords qui permettaient de sortir les rames. Les 6 trais sous les trous sont sans doute à rapprocher des de la représentation des rames.
On repère également 2 fleurs gravées dont l’une se trouve sur la peau du coup du cheval.