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Naumachie du nymphée des thermes suburbains de Pompei (1)
réf. : fr.1827.2018 | 25 décembre 2018 | par Francis Leveque
peinture | 1ère moitié du Ier siècle ap. J.-C.
Pompei, Campanie ( Italie )

Le mur sud du Nymphaeum était directement visible du client lorsqu’il entrait depuis le frigidarium. Le contexte marin du décor de toute la pièce ne pouvait lui échapper.

 

Cette fresque provient des thermes suburbains, plus précisément du mur nord du nymphaeum [f]. Fouillé à plusieurs reprises entre 1950 et 1988, l’édifice est situé sur une terrasse artificielle immédiatement à l’extérieur des murs de la ville, près de la Porte Marine, d’où on jouissait d’une vue sur la mer.

Propriété d’un entrepreneur privé, les thermes étaient accessibles directement de la rue Marine. Ils s’articulaient sur deux niveaux qui communiquaient entre eux par un escalier interne. L’édifice ne présente pas de distinction entre la partie masculine et la partie féminine. Le niveau inférieur constitue la structure d’origine de l’édifice, daté de l’époque d’Auguste. Au moment de l’éruption les thermes étaient encore en phase de restructuration.

Sur le mur sud du nymphaeum, une fresque représente deux navires qui sortent du port d’Alexandrie au registre inférieur et une naumachie de 2 navires au registre supérieur. Sur le mur nord, la fresque sur fond bleu devait avoir le même thème mais elle a partiellement disparu, on retrouve une naumachie au registre supérieur.

Sur la face est du nymphée, le propriétaire a installé une grotte dans laquelle sort une cascade d’eau et qui est décorée par une mosaïque représentant Mars et des amours. Le bruit de l’eau en cascade devait ajouter un effet de sublimation du bien être et transporter le client vers un autre monde paradisiaque.

Ce navire de guerre appartient à la naumachie du registre supérieur peint sur le mur sud, juste après l’entrée sur la droite. Il était donc très visible par les clients dès leur entrée. Il fait face à un autre navire identique.

Le navire est chargé de soldats près à l’abordage (on aperçoit leurs piques à la verticale) dans un spectacle qu’appréciaient les romains. Les nombreuses rames peintes en jaune sont disposées sur deux rangs. Au dessus, sur toute la longueur de la coque, on perçoit les poutres verticales et une longue lisse qui forment le parapet. la poupe est perdue mais la proue est bien conservée. Elle présente un éperon, une étrave composée de triangle qui font penser à un proembolon anguleux visible sur d’autres documents, et son extrémité se termine par une longue et haute projection dont la finesse du décor nous échappe un peu.


Détail issu d’une photo de Carlo Raso

Le navire de droite est plus abîmé. Il est difficile d’interprétation mais il présente un profil similaire.

 
                          

Bibliographie :

  • L. Jacobelli, Lo scavo delle Terme Suburbane. Notizie preliminari, in Rivista di Studi Pompeiani, vol. 1 , 1987, p. 151-154
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