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Monnaie de Kios (magistrat Deimônidès)
4 décembre 2008 | par Francis Leveque | réf. : FR.356.2008
2e moitié du IVe siècle av. J.-C. | [fr] monnaies
Kios, Bithynie - Pont ( Turquie )
 

Hémidrachme d’argent de ? mm de diamètre, pesant ? g.

Nom de l’atelier : Kios (Gemlik )

Date : 330-300 av. J.-C.

Recto :

/
Traduction : /
Description : /

Verso :

DIMW NIDH
Traduction : “Deimônidès”, (Deimônidès)
Description : proue de galère vers la gauche

Commentaire :

Kios (appelée également Prusias ad Mare ou Cius en latin) est l’actuelle Gemlik, un port dela rive sud de la Propontide (appelée aujourd’hui Mer de Marmara), en Bithyne. Elle est citée par Homère, Aristote et Strabon. C’est un colonie de Milet , qui devint une place commerciale importante.

En 370 elle rejoint la Ligue étolienne pour s’opposer à la Macédoine et à la ligue achéenne.

Kios bat monnaie depuis le IVe siècle, utilisant alors la proue de navire pour orner le revers de ses hémidrachmes (moitié de drachme). La représentation des proues cesse à la fin du IVe s.

L’intérêt de ces monnaies réside dans la précision de la représentation des proue et sur la présence du nom du magistrat chargé de l’émission (ici Deimônidès).

Sur la proue de galère on distingue un éperon (embolon) à trois lames, les 2 lames du proembolon (au dessus), un oeil de décoration surmonté d’un stolos courbe et fin, une caisse de rames (apostis) protégée par une épotide, et un abri de proue.

L’éperon s’appuie sur la préceinte basse dont il constitue l’extrémité. De même les 2 proembola sont le prolongement de la préceinte haute.

L’épotide est une forme trapézoïdale solide permettant d’éviter les chocs sur l’apostis où les rames seraient brisées. L’apostis est représentée ici avec de nombreux détails : on distingue les sabords de nages, des ouvertures carrrées, quelques tolets au milieu des ouvertures. Des étais appuyés sur la préceintes basse soutiennent l’apostis.

La présence de ces étais incitaient L. Basch à y voir l’existence de plusieurs rang de rames : certainement 3 rangs donc une trière. La trière était encore le navire principal à la fin du IVe s. même si les superpuissances du moment (Athènes, Philippe de Macédoine) disposaient de pentères.

 
     


Bibliographie :


L. Basch, Le musée imaginaire de la marine antique (MIMA), Institut hellénique pour la préservation de la tradition nautique, Athènes , 1987, p. 274-275, n° 583
 
 
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