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Modèles mycéniens en terre cuite

Modèle de l’Amphiaraion d’Oropos
24 avril 2015 | par Francis Leveque | réf. : fr.1313.2015
XIIe siècle av. J.-C. | [fr] modèle
Béotie ( Grèce )

La peinture rouge sur ce modèle mycénien rappelle les navires peints de vermillon dans les écrits d’Homère. Ce jouet devait être monté sur roues et tiré par une ficelle.

 

Modèle restauré. Longueur : 35 cm. Largeur : 8,3 cm. XIIe s. av. J.-C.

Vers 1955, un vieil habitant de Kalamos, commune du nord de l’Attique, découvrit au cours de travaux agricoles dans la région de l’Amphiaraion, près d’Oropos (Béotie) trois fragments d’un petit modèle de navire en terre cuite, qui furent, après restauration, publiés en 1977.

La partie postérieure a conservé un étroit "tunnel" percé dans la masse de l’argile. Il devait servir au passage d’un essieu pourvues de roues à ses extrémités. La même disposition devait exister à l’avant. Une ficelle attaché à l’un des petits trous percés dans l’étrave permettait de trainer ce qui fut probablement un jouet.

En dehors de contexte archéologique ce modèle pose un problème de datation difficile à résoudre. Si l’argile rose dont il est fait est semblable à celle qu’on retrouve dans les vases athéniens d’époque géométrique, le professeur lakovidis, spécialiste de la période mycénienne , le considère, tant d’après sa matière que de la peinture dont il est revêtu, comme un produit probable de la fin de la période mycénienne. Le modèle avait été enduit d’une couche de peinture rouge, de même que certains navires dont il est question dans l’Iliade (II, 637) et dans l’Odysée (IX, 125 ; XI, 124, XXII, 271). Mais il n’est pas possible de déterminer si une telle caractéristique renvoie à l’Age du Bronze ou à l’époque contemporaine des poèmes. Même incertitudes sur "les temps anciens", dont parle Hérodote (III, 58,2), au cours desquels "tous les navires étaient peints de vermillon".

L. Basch attachait ce modèle à la fin de l’époque mycénienne car son étrave est verticale et que l’éperon est court comme sur le navire de Tragana. Mais la courte courbe qui relie l’éperon à l’étrave annonce déjà l’évolution constatée à l’époque géométrique.

 
        


Bibliographie :


B. Petrakos, Ek tès Mykènaïkès Orôpias, in Archaiologikon Deltion, vol. 29 , 1974, p. 95-96, pl. 57
L. Basch, Le musée imaginaire de la marine antique (MIMA), Institut hellénique pour la préservation de la tradition nautique, Athènes , 1987, p. 149-150, n° 317
 
 
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