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  Egypte pharaonique   :|:   Analyse

Les convois gravés dans le second corridor du mastaba de Ty

8 décembre 2014 | par Francis Leveque | *fr | sculpture | 2e moitié du XXVe siècle av. J.-C. | Saqqarah, Egypte (Basse Egypte) ( Egypte )
 

Ty est un haut fonctionnaire égyptien de la cour sous la Ve dynastie. Il a vécu sous les règnes de plusieurs pharaon, de Neferirkare-Kakai (2446-2438 av. J.-C.) à Niouserrê (2420-2389 av. J.-C.). Il occupait la fonction de Directeur des coiffeurs de la Grande Maison, ce qui faisait de lui un proche du souverain. Il porte également le titre de « Surveillant des pyramides de Niouserrê »

Son mastaba (n°60 selon Jacques de Morgan ou n°D22 selon Mariette), à Saqqarah, a été découvert en 1860 par Auguste Mariette. Le mastaba se trouve à l’extrémité nord de la nécropole de Saqqarah.

Le second corridor mesure 2,75 m de long. Il est interrompu à peu près en son milieu par la porte donnant sur le magasin (MIFAO 65 la désigne comme la salle II). Outre une scène de boucherie et des scènes montrant l’arrivée de statues, les parois sont majoritairement couvertes de scènes de navigation.

Les parois du mur ouest, autour et au dessus de la porte, présentent des navires de grande taille qui se répartissent en trois registres. Les deux premiers registres montrent des navires avançant à la voile, les deux derniers, des navires avançant à la rame. Le minuscule fragment résiduel d’un cinquième registre est inexploitable.

Les bateaux sont, à une exception près, du même style, avec une coque en forme de croisant où la poupe est un peu plus haute que la proue. La voile, rectangulaire, est supportée par un mat double « bipode » maintenu par de nombreux étais. La manœuvre de ces grands bateaux nécessite plusieurs rames-gouvernail. Ce qui montre peut être ou des problèmes de fiabilité ou des capacités de vitesse.

Ce bateau présente les mêmes équipements que les autres mais les ligatures sur la coques montrent qu’il s’agit d’une coque de roseaux.

La scène nous présente donc les mêmes bateaux assurant l’aller-retour entre le nord et le sud de l’Egypte. Lorsqu’il proviennent du sud, les égyptiens profitent du courant et ils utilisent principalement la rame. Lorsqu’il proviennent du nord ils profitent des vents du nord et utilisent la voile, et les rames, pour remonter le courant.



Bibliographie :


P. MONTET, Les scènes de la vie privée dans les tombeaux égyptiens de l’ancien empire, Istria, Strasbourg , 1925
F. DAUMAS, G. GOYON, Le tombeau de Ti, in MIFAO 65, vol. I, Les approches de la chapelle par EPRON Lucienne, Le Caire , 1939
 
 
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