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Le chantier naval du mastaba de Ty (3)
La pose d’un bordé

11 décembre 2014 | par Francis Leveque | réf. : fr.1235.2014
2e moitié du XXVe siècle av. J.-C. | [fr] peinture
Saqqarah, Egypte (Basse Egypte) ( Egypte )
 

Ty a vécu sous plusieurs rois et sa tombe, commencée sous Neferirkare-Kakai et probablement été achevée sous Niouserre, milieu de la Ve dynastie . Son mastaba fut découvert en 1860 par Auguste Mariette.

Le chantier naval se trouve sur la paroi est de la chapelle, à droite de Ty. Il représente au moins 5 bateaux en construction dans les parties encore visibles. Mais il pouvait en représenter d’autres dans la partie supérieure actuellement endommagée.

Après avoir assemblé le fond du bateau, les charpentiers ont commencé à placer le bordé en commençant par une planche au milieu de la coque. Ils l’ont fixée par des tenons et des mortaises. Sur cette représentation les ouvriers achèvent le placement. Ils brandissent haut des billots de bois en les tenant par leurs poignées latérales et les abattent lourdement de toutes leur puissance sur la pièce qu’ils veulent serrer.

A chaque extrémité d’autres pièces ont été ajoutées pour prolonger la longueur du bateau. Peut-être les traits obliques sur la coque sont-ils les joints entre les différentes pièces. Ce découpage permet aux forces verticales de l’eau sur la coque du bateau de s’exercer de manière à maintenir la cohésion de l’ensemble.

A droite et à gauche, 2 ouvriers percent des trous. L’idéogramme du ciseau à bois de la légende est accompagné d’un rond à la pointe, ce qui indique la forme du trou creusé. Il peut s’agir des trous ronds de mortaise mais plutôt des trous où passeront les ligatures.

Sous le bateau deux ouvriers continuent de façonner l’allure du bateau avec une herminette. Là encore ils ne peuvent agir ainsi que sur des pièces massives qui ne craignent pas d’être trop affinées.

Légendes : les ouvriers donnent de grands coups de maillet (8) & (11) : « percer ». A droite un autre doit (12) « façonner les rouleaux ». Au dessus des ouvriers qui portent haut des billots de bois enfoncent une planche pour (9) « ajuster la partie qui est au cœur ». Des propos à attribuer à un chef de chantier : (10) « c’est bien que vous manipuliez sans vous plaindre le ciseau ».

 
     


Bibliographie :


G. STEINDORFF, Das grab des Ti, Hinrichs'sche Buchhandlung, Leipzig , 1913
P. MONTET, Les scènes de la vie privée dans les tombeaux égyptiens de l’ancien empire, Istria, Strasbourg , 1925
F. DAUMAS, G. GOYON, Le tombeau de Ti, in MIFAO 65, vol. I, Les approches de la chapelle par EPRON Lucienne, Le Caire , 1939
L. BASCH, La construction navale égyptienne, in Égypte Afrique & Orient, vol. 1 , 1996
 
 
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