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Graffito d’un voilier à éperon à Délos
réf. : fr.1824.2018 | 21 décembre 2018 | par Francis Leveque
graffiti | Milieu du Ier siècle av. J.-C.
Délos, Iles de l’Egée ( Grèce )

Ce bateau a été largement reconstitué par D. Carlini et il faut se garder de conclusions excessives. Il présente des traits communs avec d’autres graffiti gravés sur la même paroi.

 

Le graffito provient du quartier du théâtre, de la maison C de l’insula II, plus précisément du mur sud de la cour C. Les murs de cette maison datent de la fin de la période hellénistique, vraisemblablement du milieu du Ier s. J.-C. postérieure aux pillages de Délos (88 et 69 av. J.C.). Sur la même paroi se trouvent plusieurs graffiti, dont celui-ci.

Il a été relevé entre 1930 et 1933 par Dominique CARLINI, capitaine de frégate, attaché naval de France à Athènes, avec le concours de l’Ecole Française.

Dimensions :
- hauteur : 45 cm
- largeur : 50 cm

Ce graffito n’est pas complet, il a été complété par ses auteurs notamment au centre de la coque le gouvernail, l’aphlaston et la moitié droite de la voile.

La coque présente visiblement une étrave verticale. Au pied de l’étrave, dans le prolongement de la quille l’auteur a représenté un long et fin éperon. Au sommet, dans le prolongement de la préceinte, un trait extérieur représente un proembolon ou un bossoir qui servait à y fixer un ancre. Dans le prolongement du plat-bord, cette étrange structure triangulaire est peut-être la représentation d’un petit mat horizontal (il est plus couramment oblique). L’arrière de la coque est couverte de traits qui trouvent leur prolongement sur les traits de la voile.

Le gréement est d’une interprétation plus complexe. Comme pour deux autres graffito sur la même paroi, le navire dont il ne reste que la proue et le navire robuste, l’auteur a privilégié le tracé des cargues qui atteignent la vergue à distance régulière. On repère aussi 2 étais vers l’avant et autant vers l’arrière.
Aux extrémités de la vergue deux traits à l’avant et un autre à l’arrière relient le pont. Ce sont les bras qui permettent d’orienter et incliner la vergue.
La vergue est maintenue au sommet par des balancines ; l’auteur en a tracé 2 vers l’avant et 3 ou 4 vers l’arrière.
D. Carlini a prolongé le mat jusqu’à la quille mais ce n’est pas assuré. Au sommet de ce mat 3 petits traits représentent sans doute le calcet.

Au final il est compliquer de se positionner sur le type de navire représenté : navire de guerre ou navire de commerce ?

 
     

Bibliographie :

  • Carlini, Les galères antiques, in Bulletin de l'Association technique, maritime et aéronautique, vol. 38 , 1934, pp. 49-89
  • L. Basch, Le musée imaginaire de la marine antique (MIMA), Institut hellénique pour la préservation de la tradition nautique, Athènes , 1987, p.374, fig. 10
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