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Épave romaine de Monfalcone
réf. : fr.1895.2019 | 30 janvier 2019 | par Francis Leveque
épave | IIe siècle ap. J.-C.
Aquilée (Aquileia), Italie du nord ( Italie )
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Ce navire a dû être abandonné sur l’une des îles de la région du port d’Aquilée avant d’être oublié puis recouvert. Son usage détaillé n’est pas connu mais il a servi pour le transport. Maintenant il peut servir aux études des spécialistes et au tourisme si les autorités italiennes parviennent à le conserver.

 

L’épave de Monfalcone découverte en 1972, à proximité des thermes romains, est un navire du IIe siècle ap. J.-C. dont seul le fond a été conservé. Elle a été découverte sans chargement. Elle a donc été abandonnée après avoir été vidée.

Le lieu de la découverte était autrefois une île où furent découverts des thermes dont parlait déjà Pline l’Ancien : « une petite île avec des sources d’eau chaude ».

La récupération de la barque a été réalisée en 1974. La coque fut soutenue par des lamelles et des poutrelles métalliques et soulevée par une grue.
Elle est conservée dans le musée archéologique d’Aquilée dont le contexte portuaire semblait plus approprié, mais elle n’est pas visible. Pendant des années, elle a été restaurée. Les bois traités au polyéthylène glycol (PEG) se sont effondrés, ils semblent recouverts de paraffine, ce qui remet en cause le choix de ce type de traitement.

L’épave mesure environ 11 mètres de long sur 3,80 m de large. Elle a été construite selon la technique du bordé premier. Les planches ont été disposées bord à bord, selon la disposition « in paro ». Un système permettant d’assemblage à l’aide de tenons et mortaises, maintenus par des chevilles en bois, maintenait le tout. Des couples (33 sont conservés) sont ensuite fixés à l’intérieur de la coque pour la rigidifier. Ceux-ci ont d’abord été fixés sur la quille à distance régulière d’environ 20 cm puis recouvert d’une longue poutre parallèle à la qui pour les serrer et les maintenir.

Au cours de son utilisation, le bateau a été soumis à au moins deux restaurations, comme en témoigne le nombre de clous trouvés parmi les très rares matériels à bord.

Enfin, il convient de noter un signe gravé sur une poutre de la proue, portant un XV et un autre numéro, le IV, probablement imprimé par le feu : deux signes graphiques d’interprétation incertaine compte tenu de l’absence de relation avec le contexte.

 
 
                             
 
 
 
 
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