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Bateau n°2 du relief Lansdowne
réf. : fr.1762.2018 | 26 novembre 2018 | par Francis Leveque
sculpture | 2e quart du IIe siècle ap. J.-C.
Latium ( Italie )

Scène mythologique où Dionysos se venge des pirates qui ont voulu l’emmener en Asie pour le vendre comme esclave. Il est ici installé dans un barque sans mat en compagnie d’une seul rameur.

 

Le relief de Lansdowne fut mis au jour en 1769 lors de fouilles effectuées sur le site de la villa Hadriana, à Tivoli, 120-138 ap. J.-C., par le marchand d’art et archéologue Gavin Hamilton, qui le vendit à Lord Lansdowne. Il est maintenant exposé dans la galerie grecque et romaine du Fitzwilliam Museum de Cambridge.

La sculpture de la villa Hadriana est un relief calcaire gris foncé. Elle est joliment décorée de scènes de la mythologie grecque, toutes liées à la mer. De gauche à droite (du point de vue du spectateur), nous voyons Ulysse et les sirènes ; le dieu du vin Dionysos transportant le cadeau du vin, sous la forme d’une vigne étalée, à travers la mer jusqu’à la Grèce ; et les Argonautes face aux oiseaux stymphaliens mangeurs d’hommes.

dimensions :
- hauteur : 56 cm,
- largeur : 181.5 cm,
- profondeur : 23 cm

Cette seconde scène, au milieu du relief, représente le dieu du vin Dionysos fuyant les pirates tyrrhéniens après avoir été kidnappé et emmené à bord de leur bateau. Les pirates, qui ont promis de l’emmener à Naxos, se sont dirigés vers l’Asie, avec l’intention de le vendre en esclavage. Dans sa colère, Dionysos a rempli leur bateau de vignes et d’animaux sauvages et, lorsque les pirates ont sauté à la mer pour fuir ces monstres, il les a transformés en dauphins.

Ce bateau n’est pas pourvu d’un mat. L’ornement de droite est en col de cygne et laisse conclure qu’il s’agit là de la poupe. Celui de gauche est plus épais et il représente une tête de cheval. L’homme de gauche tient dans sa main droite un aviron. Puisqu’il tourne le dos au sens de la marche supposé on en conclue qu’il rame, ce qui met en concordance l’analyse de la barque et sa silhouette.

Une partie importante de ce commentaire est empruntée à l’analyse de Carole Raddato.

 
     

Bibliographie :

 
 
© 2008-2014 Francis LEVEQUE - |