Im gleichen Zeitraum
Rome Impériale
jedes andere Dokument gefunden
In der gleichen Region
Italie du nord
jedes andere Dokument gefunden
die gleichen Museum
jedes andere Dokument gefunden
  Rome Impériale   :|:   Document
 
Barque qui conclue l’histoire de Jonas dans la basilique d’Aquileia
réf. : fr.1737.2018 | 12 mai 2018 | par Francis Leveque
mosaïque | 1er quart du IVe siècle ap. J.-C.
Aquilée (Aquileia), Italie du nord ( Italie )

Scène de pêche fructueuse qui rappelle que l’église chrétienne doit rassembler en elle tous les hommes qu’elle peut.

 

L’évêque Théodore d’Aquilée, riche port commerçant du nord de l’Italie, en Vénétie, fonde cette basilique en 313 ap. J.-C. dans le centre urbain, sur des structures romaines préexistantes dès l’adoption de l’édit de Milan. Il s’empresse donc de marquer le paysage urbain d’Aquilée en bâtissant cette basilique et en choisissant un pavement illustré de thèmes symboliques comme le thème de Jonas.

Ce bateau appartient à la scène de Jonas qui se trouve juste immédiatement devant le choeur et l’autel de la basilique, et en parallèle d’une grande scène de pêche.

Sur cette longue mosaïque, la mer permet d’illustrer trois scènes de Jonas ayant trait à la mort, à la résurrection et à l’ascension du Christ : Jonas est avalé par un monstre, Jonas est rejeté par le monstre, Jonas se repose sous une tonnelle. Il est le symbole de la puissance de Dieu sur le croyant, le message d’un dieu puissant qui maîtrise aussi la mer, mais également miséricordieux pour ceux qui se repentissent et le suivent.

Cette scène de pêche vient clôturer l’histoire de Jonas. Juste au dessus on l’aperçoit lorsqu’il est rejeté par le monstre et lorsqu’il se repose sous la tonnelle. La pêche à la ligne est calme et fructueuse. Elle est l’oeuvre de 2 angelots ailés sur la barque. Celui de droite, qui manipule le gouvernail, donc qui désigne l’arrière du bateau, est habillé. Celui qui est à l’avant ne l’est certainement pas puisqu’on aperçoit son épaule nue.

La poupe est courbe comme sur l’autre barque de la même scène. Sur le garde-corps pende une longue cordelette qui fait le contour de chaque croisillon. Les 3 séries de traits obliques sous le garde-corps démontrent peut-être l’existence d’un pont en porte-à-faux à l’extérieur protégé par le dit garde-corps en croisillons. Ce bateau serait alors la représentation simplifiée d’un navire bien plus imposant.

 
           

Bibliographie :

 
 
© 2008-2014 Francis LEVEQUE - |